Historique

Le CEPP : une garderie culturelle et multiculturelle

Le CEPP a été fondé par Marcel et Louise Lavallée à la fin des années soixante (1967‑68). Il se situait au sous‑sol dans un édifice au sud de l’église Saint‑Joachim où se situe présentement le Manoir Saint‑Joachim. En effet, le Centre d’Expérience préscolaire et parascolaire (CEPP) a ouvert ses portes aux petits francophones le 2 janvier 1973 au 9904-110e rue.

C’est grâce à la recherche, au travail acharné et aux efforts déployés par Mesdames Louise Lavallée, Dolores Cadrin et Adèle Fontaine que le CEPP a vu le jour. Les buts du CEPP selon ses membres fondateurs étaient: “d’établir et de maintenir une garderie qui répondrait aux besoins physiques, intellectuels, émotionnels,et  sociaux culturels des enfants franco-canadiens d’Edmonton; faire de cette garderie un centre de culture franco-canadienne(…)”

Le CEPP offre des services colorés en français pour les familles d’Edmonton qui viennent de partout dans le monde (L’Europe, le Québec, L’Est du Canada, l’Afrique, l’Asie…)

C’est grâce à l’appui de certains membres influents de la communauté francophone d’Edmonton dont M. Jean Patoine, M. Guy Lacombe et autres, que le CEPP a vu le jour. C’est également grâce au travail intensif de nombreux parents bénévoles au fil des ans que le CEPP continue à offrir d’excellents services auprès de notre clientèle.

Le CEPP au service de la communauté francophone d’Edmonton

Pendant ces 20 premières années d’existence, le CEPP était la seule garderie francophone à l’ouest du Manitoba.

La garderie a  débuté ses opérations au sous-sol du couvent des fidèles compagnes de la paroisse St-Joachim.

Le CEPP  est passé de onze enfants dès son ouverture à dix-huit enfants à la fin de l’année.

Par ailleurs, en 1974 nous avons dû chercher un autre local, car le couvent devait être détruit. Une entente fut  conclue avec les Oblats en septembre 1974. Le CEPP a donc ouvert une succursale au Collège St-Jean. Le nouveau centre pouvait recevoir une quarantaine de jeunes alors que le CEPP St-Joachim continuait d’offrir ces services pour un total de vingt enfants jusqu’à sa démolition.

Les années 2000

Depuis déjà quelques années, le CEPP préscolaire  possède des  locaux dans l’école publique Gabrielle-Roy. Nous avons cinq grands locaux qui nous permettent d’offrir 80 places pour des enfants âgés entre 12 mois et 5 ans. Aussi, nous offrons 40 places dans notre service de garde avant et après l’école.

Depuis 2016, le CEPP a ouvert des services de garde avant et après école dans les écoles francophones de Sainte-Jeanne-d’Arc, Père-Lacombe et Notre-Dame.

Le CEPP possède trois autres sites à St-Albert. Ces trois sites offrent 59 places au préscolaire et 30 places parascolaires à l’école La Mission.

Nous sommes heureux de l’expansion de l’organisme dans la francophonie albertaine.

Le Prix CNPF

Le 21 novembre 2020, la FPFA a remis le Prix des parents au CEPP pour l’ouverture de la garderie La Belle Nature à St. Albert. Ce prix récompense l’un des membres de la FPFA pour son apport dans l’épanouissement de l’éducation francophone dans son milieu.

La demande grandissante des familles francophones de la région d’Edmonton pour trouver des places en services de garde francophones a poussé le comité de parents à prendre la décision d’ouvrir un nouveau site à St. Albert. Ce projet a demandé beaucoup de temps pour repérer des
locaux, trouver l’argent, et se lancer.

  • Trouver les locaux : 31 mai 2019
  • Possession des locaux : 1er juillet 2019
  • Début des travaux : 29 juillet 2019
  • Fin des travaux : 28 septembre 2019
  • Début de l’équipe : 12 et 13 septembre 2019
  • Ouverture de la garderie : 1er octobre 2019
  • Événement – ouverture officielle : 23 octobre

IMPACT DU PROJET SUR L’ÉDUCATION FRANCOPHONE

La fréquentation de services de garde francophones permet aux enfants de vivre une socialisation précoce dans un établissement de langue française. Avec la famille, la garderie est un lieu important de socialisation. Ces contacts en français à un jeune âge influencent de manière particulière le processus de construction identitaire des enfants : « on ne naît pas francophone, on le devient. » Le Commissaire aux langues officielles du Canada soutient que même si les programmes préscolaires ne sont pas visés par l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés, ils remplissent un rôle de premier plan dans l’atteinte des objectifs par cet article. La petite enfance est un moment critique par rapport à la décision des parents d’inscrire un enfant à l’école francophone. L’infrastructure en place en matière de services à la petite enfance a une incidence directe sur le parcours des enfants ayants droit francophones et la possibilité qu’ils fréquentent une école de langue française. « Les garderies et les centres de la petite enfance et de la famille sont de véritables pépinières qui alimentent les écoles francophones en situation minoritaire. »

C’est pourquoi l’ouverture de ce nouveau centre d’apprentissage et de garde francophone à St. Albert va permettre à de nombreux enfants de pouvoir grandir en français, de se construire leur identité francophone et ainsi les préparer à intégrer une école francophone le moment venu, mais également cela prépare le parent à cette idée. Avoir une garderie francophone est un outil incomparable pour le recrutement d’élèves dans les écoles francophones.